Moins de 2 calories par pastille...

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dimanche 19 avril 2009

Un jour, y’a quelques temps, j’avais écrit ça sur ce blog :


« J’ai envie de douceur.


J’ai envie de me sentir comprise.


J’ai envie de me sentir désirée.


J’ai envie d’une belle histoire.


J’ai envie d’être moi-même et que tu m’apprécies pour ça.


J’ai envie de pouvoir dire des bêtises et que ça ne soit pas grave. »


A l’époque, j’étais complètement conne enfermée dans une histoire de merde pas très épanouissante pour moi avec Dexter.

Mais bien sûr, je ne m’en rendais pas compte, vu que j’étais tellement stupide contente que quelqu’un s’intéresse enfin à moi.


Faut vous dire que la confiance en moi, c’est pas vraiment un trait de caractère que je possède, voyez-vous. Je fais bien semblant, certainement que vu du dehors j’ai l’air de maîtriser à mort, mais en fait je suis pas vraiment capable de me trouver des qualités (et le premier qui dit que je suis gentille se prend ma main dans la gueule, j’ai déjà dit que j’aimais pas les gens gentils, on va pas revenir là-dessus).


Bon, bref, en plus à l’époque j’avais un nouveau corps que je commençais à peine à connaître, fallait que je l’essaye, un peu, pour voir.


Et puis c’est vrai que j’ai jamais trop su résister à un homme qui me trouve belle, et qui fait le premier pas. C’est-à-dire que je suis pas trop le genre de fille qui se fait draguer, voyez-vous. Ça m’a d’ailleurs toujours énervée, de jamais me faire accoster alors que mes copines n’arrêtaient pas de se plaindre qu’elles étaient poursuivies par des mecs.

Moi, on me fout une paix royale.

Autant vous dire que pour réussir à avoir un homme dans mon lit, vaut mieux que je prenne les devants, sinon je pense que je me serais refait une virginité, depuis le temps…


Tout ça pour dire qu’avec le recul, je me rends bien compte que je faisais fausse route. Mais on s’en rend compte toujours après, n’est-ce pas ?


Alors quand j’ai rencontré Mickey les Yeux Bleus (ben oui, il est toujours dans les parages, lui), faut bien avouer que c’était surtout flatteur qu’un gars comme lui puisse s’intéresser à moi. Dans ce domaine-là, c’est vrai que j’aime bien les défis, et là c’en était un de taille. Peut-être même le plus difficile…


Donc, le fait d’avoir réussi, j’en étais toute fière. Je sais, y’a des gens qui sauvent des vies, y’en a qui courent le marathon ou qui font Koh Lanta, y’en a qui ont le prix Nobel, moi ma fierté c’est de réussir à séduire un inaccessible, on a pas tous les mêmes valeurs dans la vie.


J’ai profité un moment de ma gloire, j’ai savouré ma victoire, je me suis réchauffée dans son regard, c’est vrai c’était très égoïste.


Et là j’en reviens à ce que je disais au début de cet article. J’avais envie de douceur, de compréhension, de désir, de complicité, et il m’apportait tout ça. Je prenais tout, j’étais égoïste et je m’en foutais, je voulais qu’il m’aime, je voulais qu’il me comble, je voulais être importante pour lui.


Et puis je sais pas ce qui s’est passé. C’est pas vraiment venu tout d’un coup.


Il a baissé un peu sa garde, et j’ai découvert qui il était vraiment. Et ça m’a plu. Beaucoup. Mais vraiment, hein.


Je vais pas vous faire le couplet sur à quel point il est plein de qualités, parce que bon, j’aurais l’air cruche (encore plus que d’habitude, je veux dire), mais je vais juste dire que dans la (longue) liste des qualités requises pour le poste de prince charmant officiel, ben lui il les a toutes (sauf qu’il est pas riche, mais bon, ça va, je me suis fait une raison, hein)


Pour tempérer un peu cette phrase affligeante de sensiblerie, je vais quand même dire qu’il a aussi des défauts consternants, dont le fait qu’il aime le foot et soit supporter de l’OM n’est pas le moindre.


Bon, bref, il est parfait, ça c’est dit. Alors bien sûr, moi je suis juste une fille normale, tu me donnes ce gars-là, ben moi maintenant j’arrive plus à m’en passer.

Et puis maintenant c’est trop tard, j’en veux plus d’autre.


Sauf que.


Sauf que la vie, des fois, elle fait pas comme je voudrais.

Ce qui est bien dommage, je tiens à le signaler.


Et qu’en plus, la vie, elle est particulièrement joueuse ces temps-ci. Elle a l’humeur badine, je trouve.


Alors elle me laisse gagner un peu du terrain, croire que j’ai mes chances, même que des fois j’en suis tellement sûre que je suis prête à faire mes cartons là, tout de suite. Et puis elle décide qu’elle a assez joué, alors elle me reprend mes rêves et mes espoirs, comme ça, en un coup de fil.


Oh, bien sûr, elle ne reprend pas tout d’un coup. Elle m’en laisse suffisamment pour que je ne décroche pas, pour que mon pauvre cœur soit malmené mais pas complètement détruit.


Et en plus elle s’arrange pour que je n’aie personne à qui en vouloir. Je peux même pas m’énerver contre quelqu’un, c’est frustrant, tout de même.

Ben non, c’est la vie, c’est tout…


Et le pire dans tout ça, c’est que j’en demande encore. Parce que malgré tout, c’est la plus belle histoire que j’ai vécue. Et que je suis pas du tout prête à baisser les bras. En tous cas pas tant qu’il y aura encore un espoir.


Hé toi, là-haut ! Vas-y, envoies-moi ce que tu veux, tu peux même prévoir du lourd, genre invasion d’araignées géantes, ou nuée de sauterelles, j’ai même pas peur.


La seule chose qui me touche vraiment, c’est que ce n’est pas moi qui souffre le plus dans cette histoire-là.


Et que contre ça je ne peux rien.

lundi 24 novembre 2008

Arrêtons de nous lamenter (mais juste un petit dernier pour la route, alors)

Bon, aujourd’hui, je vous avertis tout de suite, j’ai pas le moral.
Comme ça c’est clair.
On va pas en faire un plat, mais j’aimerais bien que ça passe, quand même.
Parce que ça va bien cinq minutes, les conneries, mais moi à un moment donné, j’ai une vie à mener, hein.

Je ne pensais pas tomber amoureuse comme ça. Je croyais que je pourrai gérer ça. Tu parles, je gère rien du tout, en fait.
Alors oui, c’est vrai, c’est extraordinaire. C’est exceptionnel. C’est merveilleux.
Il est tout ce dont je rêve. Il a toutes les qualités que je recherche. Il a suffisamment de défauts pour que je ne culpabilise pas trop de ne pas être parfaite moi non plus.
Et en plus il m’aime.
Et aujourd’hui j’ai envie qu’il souffre. J’ai envie qu’il ait mal comme moi j’ai mal.
(Ça va, hein, j’en suis pas fière, non plus)

Comme moi, je voudrais qu’il souffre parce qu’on ne peut se voir qu’en prenant rendez-vous, ce qui interdit toute spontanéité, toute envie subite, toute improvisation.
Comme moi, je voudrais qu’il souffre parce que je m’endors dans les bras d’un autre. Cet autre qui me connaît si bien, qui m’aime, et qui ne m’a jamais abandonnée.
Comme moi, je voudrais qu’il souffre parce que penser à l’avenir nous est interdit. Et que comme moi, il ait envie d'y penser quand même, malgré tout.

Je voudrais qu’il ait mal pour ne plus avoir l’impression d’être la seule.
Je sais, c’est moche. Humain, certainement, mais quand même bien moche.
Du coup, en plus, je m’en veux.

Je vous avais prévenus, aujourd’hui, vraiment, je suis affreuse.
Je vais retourner me cacher dans mon bureau, et attendre que l’orage soit passé.

En attendant, je vais vous conseiller d’aller voir « Two lovers » au cinéma. Ok, ça m’a bien ruiné le moral (mais qu’est-ce qui m’a pris d’aller voir ça juste après une soirée avec Mickey les Yeux Bleus ?), mais à part ça c’est un sacré film.

vendredi 31 octobre 2008

Ceci est une note écoeurante de bons sentiments, vous êtes prévenus...

J’aime pas les blonds.
J’aime ni le sport, ni les sportifs.
Je vote à gauche depuis toujours.
En-dessous d’1m80, je considère qu’un homme est trop petit pour moi.
J’aime pas les enfants.
Je suis attirée par les méchants.


Il est blond.
Il adore le sport. Avant, il courait derrière un ballon. Maintenant il court derrière rien, je comprends encore moins.
Je suis sûre qu’il est de droite.
Il mesure 1m79 (c’est con)
Il veut 4 enfants (bon, heureusement, il en a déjà deux)
C’est l’homme le plus gentil que je connaisse.


Mais je m’en fous.
Je suis amoureuse.

Promis, dès que je sors de cet état de béatitude idiote provoqué par ma rencontre avec lui, je redeviens moi-même.
Pour le moment, je reste dans le monde des Bisounours (mais j’ai un peu honte, quand même)

Ouais, je sais, c'est chiant pour moi aussi, je me reconnais plus.

lundi 27 octobre 2008

A la faveur de l'automne, revient cette douce mélancolie

Salut les gens (maintenant que j’ai des lecteurs, je les bichonne, hein)


Bon alors déjà, merci.
Oui, oui, j’insiste.
Voyez-vous, grâce à vous, j’économise toutes les semaines une séance de psy (bien que je pense que je devrais y aller quand même, mais bref, passons)
Et grâce à tout cet argent économisé (Julien Courbet et ses conseils à deux balles n’ont qu’à bien se tenir, face à moi c’est vraiment des petits joueurs), je me suis donc acheté hier de sublimes chaussures. Alors bon, elles coûtent un bras, c’est vrai. Mais elles sont beeeeeelles…

Certains esprits chagrins (mais réalistes) pourraient m’opposer que dis donc, c’est quand même un peu la crise, toussa toussa, et qu’en plus à mon âge il serait peut-être temps de penser à économiser pour ma retraite, et que c’est pas en claquant mon salaire dans les magasins que je pourrais me payer un jour un beau pavillon tout neuf avec une barrière blanche et un labrador qui s’ébat dans le jardin…
Ouais, c’est pas faux (et en même temps, je demande qu’on m’achève si jamais un jour ça devient mon rêve, ce genre de trucs)

Et en même temps, moi, quand je suis stressée, j’y peux rien, acheter une paire de chaussures (ou une robe, ou une crème de jour, ou un sac, je suis pas trop difficile), ça me calme.
Et là, j’avais bien besoin de me calmer.

Parce qu’il faut vous dire que j’ai eu un coup de fil auquel je ne m’attendais pas, vendredi soir.
Enfin, je m’y attendais un peu, quand même, vu que jeudi soir il avait déjà essayé de me joindre. Et qu’en plus je lui ai envoyé un mail pour lui dire de tenter sa chance à nouveau vendredi (oui, donc, là, on peut dire que je cherche les ennuis, en fait) (je suis joueuse, que voulez-vous)


Enfin, voilà, Dexter est de retour. On l’applaudit bien fort.


Je vous avais pas dit comment ça s’était fini, tout ça.
Ben tout simplement parce que ça ne s’est pas vraiment fini. Enfin, pas officiellement, quoi. Mais bon, tu me diras, comment terminer officiellement une relation qui n’est pas officielle ?
En ne donnant plus de nouvelles, exactement. C’est simple, facile, et tout le monde comprend.
Et moi je croyais que j’avais bien compris.


Bah faut croire que non.


Vu que Dexter, il avait visiblement un peu mal pris que je l’ai pas appelé pour son anniversaire. En même temps ce jour-là, Mickey les yeux bleus il m’a pas trop laissé de temps pour penser à quoi que ce soit (bon, je te fais pas un dessin, hein)
Et même qu’il a eu l’air un peu chafouin quand il a compris ce que je faisais au lieu de lui envoyer un joli cadeau emballé dans du papier de soie.


Donc voilà, c’était bien quand même. Il a été charmant, drôle, attentif, comme il sait l’être.

Alors, vous comprenez, j’avais bien besoin de nouvelles chaussures après tout ça.
Ca ne résout rien, mais ça soulage.
Et puis elles sont beeeeeelles… (je l’ai déjà dit, ça, non ?)

lundi 20 octobre 2008

Des fois, je suis là

Bon, les gens.
Parlons peu, parlons bien.

Ma vie, en ce moment, c’est le bordel.

D’après mon toubib, j’ai besoin d’en parler (mais pas à lui, hein, faut pas déconner, déjà il me pique avec ses petites aiguilles sournoises, c’est bien suffisant)
Alors, vu que t’es là à rien faire, c’est à toi que je vais causer (c’est vachement moins cher qu’un psy, comme ça je pourrai encore m’acheter des chaussures)

Bon, déjà, je suis amoureuse (oui, encore) (mais pas du même)
Et donc, dans la merde.
Ouais, chez moi, faut croire que ça va avec.

Je vais t’épargner le couplet sur comment il est beau, intelligent, gentil, sexy, qu’il a des yeux bleu marine que quand je le regarde je fais de l’apnée, et que t’entends les culottes des filles tomber quand il passe dans la rue.
Ça tu t’en fous, t’as bien raison.

Tout ce que je peux dire, c’est qu’une fois de plus je me suis embarquée dans un truc pas possible.
Et que si j’avais deux sous de jugeote, je lâcherais l’affaire tout de suite.
Et que j’irai sûrement en enfer pour ce que je fais avec lui, où on m’obligera à écouter du Christophe Maé pour l’éternité (je te dis pas l’angoisse) (et si je persiste, ce sera du M. Pokora)

Bon, et sinon, côté boulot, c’est un peu la misère aussi.
Mes collègues ont pas d’humour, que même pas c’est croyable à ce point-là.
Heureusement y’a mon juriste préféré. Il sauve le reste. (en plus il est choupi comme tout)
Mes clients sont chiants, aussi, mais bon ça c’est normal, vu qu’ils me payent pour résoudre leur problèmes, ils en profitent pour en rajouter, les salauds.

Voilà. Et je te parle même pas de l’état du parquet sous mon lit, la dernière fois que j’ai regardé, on se serait cru dans les Shetland tellement y’avait des moutons.
Ah mais je peux pas me vautrer dans la luxure avec Mickey-les-yeux-bleus et en même temps faire la poussière sous le lit, je suis pas WonderWoman, moi.

lundi 22 septembre 2008

Celui qui en avait une tordue

Y’a fort fort longtemps, je venais de me séparer d’un vilain (que nous pourrons appeler le Grand Méchant, ou GM, parce qu’il était grand, et méchant aussi, c’est bien je vois que tu suis). Ce GM m’avait, comme on dit vulgairement (mais néanmoins justement) larguée comme une vieille chaussette trouée et puante, après m’avoir fait vivre 3 ans infernaux (oui, la première année il s’est tenu, les 3 suivantes, j’ai bien pris dans ma gueule).

Tout ça pour dire qu’au bout de 10 jours de séparation, je me rendais compte que j’étais vraiment beaucoup mieux sans lui (mais vraiment, vraiment). J’ai donc accepté l’invitation d’Isa pour une petite soirée chez ses parents, avec un gars qu’elle aimait bien mais qui, manque de chance, sortait avec sa copine « je sais plus son nom mais c’était une belle garce, entre nous soit dit ». La soirée se passe, le gars est bof mais sympa, on rigole, on boit, on rigole, on boit, on s’embrasse dans la cuisine, on boit, on rigole, on finit dans le lit du frère d’Isa, Isa est pas super contente… Mais cette nuit-là, je le jure, y s’est rien passé du tout, on a parlé (oui, c’était à l’époque où je pouvais encore passer la nuit à parler avec un gars…)

Pour être honnête, je ne comptais pas le revoir.

Mais bon, le jour suivant, Isa m’appelle pour me dire qu’il a quitté sa copine Machine et qu’il est visiblement un peu à fond sur moi, vu qu’il lui a demandé mon numéro, et que cette conne gentille amie le lui a donné.

Il m’appelle donc, et j’accepte de boire un verre avec lui à Nîmes. En plein jour, il est pas beaucoup mieux que pendant la soirée. Et en plus, au détour de la conversation, j’apprends qu’un jour il a voté FN (mais une seule fois, hein, un vote de contestation qu’y disait).

Oui, je sais, j’aurais du fuir tout de suite. Mais il me faisait les yeux de cocker (tu sais, tout triste, avec les oreilles qui tombent…) et moi j’ai jamais su résister à un cocker. Et puis faut se souvenir que l’autre GM, il m’avait quand même bien ratatiné ma confiance en moi, alors un mec qui s’intéresse à moi et me regarde comme si j’étais une déesse (ce que je suis, mais je ne l’ai su que beaucoup plus tard, hein), tu penses si ça m’émoustille l’égo…

Donc je me dis que je vais laisser une chance au produit. Et puis bon, on n’a pas couché encore, peut-être qu’au lit il est fabuleux, me dis-je. Donc le soir, nous trouvons un hôtel passque chez moi c’est trop loin et chez ses parents c’est pas trop possible (euh… comment te dire, l’Ibis c’est moyen classe, mais le Balladins de la ZAC de Nîmes c’est carrément la loose totale… mais moi à ce moment-là, ça devenait urgent donc j’ai pas fait ma difficile).

Et là, première surprise (du chef), le monsieur il a un « truc » pas comme tout le monde, on dira… Beh ouais, le sien, l’est tordu… Bon, pas à angle droit, non plus, mais tout de même tordu, je te fais pas un dessin…

Bon, ok, ça peut être marrant je me dis (et là t’avoueras que je suis quand même vachement arrangeante comme fille).

On y va comme ça, je prends les choses en main (si je peux m’exprimer ainsi) passque le jeune homme il a un peu l’air d’une poule qu’aurait trouvé un couteau, stu veux. Il se débrouille, ça dure pas bien longtemps mais moi j’étais déjà bien partie, donc ça le fait quand même.

Et là, deuxième surprise (du chef, toujours). Il me demande si ça m’a plu. Bon, moi, polie, je dis que oui, c’était très bien (et je me retiens de lui dire qu’il faudrait qu’il me laisse, maintenant) et là, avec une expression de bonheur intense, il me sort « parce que tu vois… pour moi… ben… c’était la première fois, quoi… »

Gné ?

Mais… euh… t’as quel âge, gamin ? …… ben, 23 ans, mais avec mon ancienne copine, on n’y arrivait pas, passque je sais pas si t’as remarqué, mais à un certain niveau ça part un peu en biais, quoi…

Autant te dire qu’à ce moment-là, j’ai bien senti qu’il était grand temps que je plie bagage.

Et donc qu’est-ce que j’ai fait ?

Beh ouais, je suis restée.

Tout ça a duré un an.

J’ai fini par le mettre dehors, vu que c’était quand même un méga looseur qui squattait mon canapé toute la journée, et qu’en plus il n’était ni bien beau, ni bien intelligent…

Et il est parti avec mon super sweat shirt que j’avais acheté à Boréalis, ma Playstation, mon album de Louise Attaque (mais ça, finalement, ça me manque pas trop), et son lit 160x200 (ça m’a plus manqué, ça)

mardi 19 août 2008

Perdue

Tu as pris beaucoup d’importance dans ma vie depuis que je t’ai rencontré. Trop, peut-être… certainement, même…

Mais j’aime ça… même si parfois c’est douloureux parce que tu es loin, et parce que par écrit ou par téléphone, c’est difficile de se connaître, c’est difficile de se comprendre, et j’ai l’impression de ne pas réussir à exprimer réellement ce que je ressens.

D’ailleurs j’en arrive à avoir peur de te parler, parce que je ne sais jamais comment tu vas recevoir ce que je dis… Je suppose que je ne suis pas très douée pour la communication.

Quand on se parle, j’ai envie de te dire certaines choses, mais je ne sais jamais comment les aborder, et du coup quand enfin j’arrive à m’exprimer, ça arrive comme un cheveu sur la soupe, rien à faire là, on se demande bien ce qui me prend.

Et du coup je t’entends me dire que tu préférais notre conversation précédente… c’est sûr, si on parle de sexe, y’a peu de chances de se fâcher !

Alors je cache tout ça sous une couche d’ironie, j’envoie des piques, on se chamaille, et quand on raccroche j’ai le sentiment de ne pas t’avoir vraiment parlé.

Bien sûr, je ne dis pas qu’il faut avoir de longues conversations philosophiques tous les jours, et puis d’abord mon cerveau ne le supporterait pas, mais je m’enferre dans une façon de communiquer qui n’est pas moi…

J’ai envie de douceur.

J’ai envie de me sentir comprise.

J’ai envie de me sentir désirée.

J’ai envie d’une belle histoire.

J’ai envie d’être moi-même et que tu m’apprécies pour ça.

J’ai envie de pouvoir dire des bêtises et que ça ne soit pas grave.

Je suis fatiguée de devoir être attentive à tout, de me demander tout le temps ce que tu penses vraiment.
J’ai envie que notre histoire soit jolie, qu’elle dure un temps plus ou moins long, mais qu’on en garde des souvenirs qu’on pourra ressortir pour se réchauffer un peu en cas de besoin.
Je n’ai pas vraiment envie de souffrir, mais si c’est le prix à payer pour vivre une belle histoire avec toi, je suis prête. Mais par contre, je ne suis pas prête à payer ce prix-là pour une histoire qui ne m’épanouit pas et qui me fait souffrir.

Je suis vraiment fatiguée, maintenant.

vendredi 8 août 2008

Bon, ben voilà, ça, c'est fait...


Bon, en ce moment, faut bien reconnaître, je suis monomaniaque : je n’arrive pas à penser à autre chose qu’à cette histoire avec… tiens, comment je pourrais l’appeler ? L’homme des Vosges ? (non, trop rural) L’homme-qui-aime-les-rayures ? (non, un peu long) Dexter ? ah oui, ça c’est pas mal… faut connaître le dessin animé Hamtaro, et c’est là qu’on se rend compte que ma culture est quand même super bas de gamme, mais je dois reconnaître qu’il y a une certaine ressemblance…. Ah ben, je vous l’avais dit, que c’était pas Brad Pitt, hein.

Bon, bref, disons que Dexter et moi sommes passés à un niveau supérieur d’intimité, si vous voyez ce que je veux dire (et vous voyez très bien ce que je veux dire… sauf toi là bas au fond, mais ça m’étonne pas, va…)

En même temps, je sais qu’en racontant ça je m’expose à des commentaires fort peu élogieux de la part des (rares) personnes qui passent sur ce blog. Blog qui, à l’origine, (et je le signale juste en passant, ne vous sentez pas visés, hein, les 3 qui passent ici) devait seulement me permettre de raconter un peu ma laïfe sans pour autant être obligée de me farcir d’écrire un journal intime, qui en plus pourrait être trouvé par des mains étrangères et néanmoins non autorisées…
Vous me direz, ici c’est pareil, je prend le risque d’être lue par quelqu’un qui me connaît… en même temps, ce serait vraiment pas de bol, hein… je connais pas des masses de gens, et sur les millions de lecteurs de blog, il faudrait que ça tombe sur moi d’être lue par quelqu’un de mon entourage ?
Ouais, non, en fait je suis dingue, j’ai aucune conscience du danger…

Oui, donc, je disais, avant d’être grossièrement interrompue par moi-même, ben ouala, quoi, ça y est, c’est fait… que d’enthousiasme, me direz-vous… nan mais je suis pas du genre à frétiller de joie comme un petit animal devant son susucre, faut pas vous attendre à ça…
En fait, le passage à l’acte pose plus de questions qu’il n’en résout.
Passque bon, moi je pensais qu’une fois que ce serait fait (oui, là, j’avoue, j’avais assez peu de doutes sur le fait que ça se ferait un jour ou l’autre, hein) eh ben… on serait contents tous les deux (enfin lui, chais pas, en même temps c’est un peu moins important que moi, non ?), et puis on reprendrait nos vies tranquilles chacun de notre côté.


Mais qu’est-ce que je raconte ?
Ouais, bien sûr, à qui je veux faire croire ça ?

Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d’alu, aussi… Pfff, bien sûr que je savais que j’aurais envie de plus que ça…
Bien sûr que je le savais que de partager un moment avec lui me donnerait envie d’en partager d’autres…
Et bien sûr que je le savais que je serai complètement à l’ouest, après…
Ceci dit, je dois honnêtement avouer que je ne m’attendais pas à ce que ce soit si bien… Il a des ressources cachées, ce jeune homme, on dirait pas comme ça…

Donc.
Voilà.
Bravo, hein.
Résultat des courses : je sens que je vais morfler, et grave en plus. Je le vois arriver, c’est gros comme une maison, et je fais semblant de ne pas m’en apercevoir (mais c’est une ruse… qui marche pas, ok)
Je vais bien en baver pour me remettre de ça, quand il sera clair qu’on ne peut absolument pas continuer…
Parce que c’est clair.
Très clair, même.
Y’a aucune chance.
No way.
Rien.
Nada.

Merde.

vendredi 1 août 2008

Tout ça ne mène à rien


Tout ça ne mène à rien.
Je le sais.
Je m’en rends compte tous les jours.
C’est pas possible de passer mes journées à attendre un signe de lui.
C’est stupide.
Ça ne me ressemble pas, en plus.
Je ne comprends même pas pourquoi je m’accroche comme ça.
Je veux dire, c’est vrai qu’il est charmant, intelligent, drôle, et plein d’autres trucs encore, mais et alors ? Très honnêtement, c’est pas Brad Pitt non plus, quoi…
Et puis c’est quoi cette histoire de tomber amoureuse d’un type qui 1) n’est pas libre (moi non plus ceci dit, hein) 2) habite à 700 bornes 3) j’ai vu en tout et pour tout une journée, sans rien de plus qu’un (même pas) baiser échangé dans les toilettes d’une salle des fêtes ?
Non, mais, dit comme ça c’est vrai que ça semble du n’importe quoi…. Et ça l’est…

Alors la seule chose intelligente à faire serait de tirer un trait sur cette histoire, de se dire que tout ça n’était qu’un égarement passager, et de reprendre ma vie où je l’ai laissée il y a presque trois semaines…
…..
Trois semaines d’attente

J’en peux plus d’attendre.

Et en même temps j’arrive pas à m’en défaire, de ce type.
Je sais pas pourquoi. J’ai l’impression que si je perds cette histoire, je n’aurai plus rien dans ma vie. Alors que c’est pas vrai, hein, ma vie était très bien avant de le rencontrer, j’ai vécu 32 ans sans lui, visiblement ça ne m’a pas empêché d’être heureuse.
Et sûrement plus heureuse que je ne le suis en ce moment, pauvre petite chose accrochée à son téléphone et à son mail en attendant qu’il ait 5 minutes à m’accorder.

Je néglige mon boulot, je néglige mon homme, je néglige mes chats, je néglige mes amis…. Je n’arrête pas de penser à lui, j’en ai mal dans le ventre à force.

Et plus j’y pense, et plus je me dis qu’il n’est que l’objet qui me sert à exprimer mes émotions, ce que je ressens est peut-être du seulement au fait que j’ai envie qu’on m’aime.
Ceci dit, si c’était vraiment le cas, je suppose que je ressentirais la même chose pour Nico. Et c’est pas le cas.

Mais j’ai déjà vécu ça, et je sais comment ça finit à coup sûr : mal. Au bout d’un moment ce sera fini, je serai dévastée, une vraie loque, et il faudra que je le cache, et ce sera dur, très dur.
Et puis la vie reprendra tout doucement.
Je redécouvrirai la chance que j’ai d’avoir un homme extra à mes côtés, que j’aime et qui m’aime, et qui supporte mes sautes d’humeur, et qui ne me fait jamais de mal, lui.
J’apprécierai à nouveau ma vie.

Mais je garderai toujours ce sentiment enfoui en moi, cette douleur avec laquelle je vis depuis tout ce temps. Ça ne fera qu’une douleur supplémentaire, c’est tout.
Et de temps en temps j’y repenserai, et j’aurai oublié ces heures passées à attendre, et comme je me trouvais stupide de me rabaisser comme ça, et j’aurai juste le regret de toutes ces conversations, de ces moments de complicité, et j’en arriverai même parfois à regretter ce qui aurait pu être, mais qui ne sera jamais.