Moins de 2 calories par pastille...

Affichage des articles dont le libellé est ma pauvre fille. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est ma pauvre fille. Afficher tous les articles

samedi 28 mars 2009

Parfois la vie est joueuse...



Il y a un mois, j’ai rencontré un homme qui a bouleversé ma vie.

J’étais mal fagotée, pas maquillée, pas coiffée, mais ça n’a pas eu l’air de le gêner.
Quelques minutes seulement après notre rencontre, il caressait déjà mon ventre sous ma blouse. Il faut dire que je n’étais pas dans mon état normal, je n’avais rien mangé depuis une éternité, j’étais faible, on peut même dire complètement à l’ouest.

On s’est revus le lendemain, je ne m’étais même pas changée, mais en vrai gentleman il n’a pas fait remarquer l’étrange odeur iodée* qui émanait de moi.

Et puis tout est allé très vite, alors que j’attendais ce moment depuis des heures, des jours même.

Je me suis retrouvée toute nue devant lui, allongée là, sans volonté, sans défense.
Il m’a touchée là où aucun homme avant lui ne m’avait touchée.

Il a laissé des marques sur ma peau, pour que je me souvienne bien de cette rencontre. Il les a judicieusement placées, pour que je les voie tous les jours, et que ça me fasse penser à ces moments.

Ça a duré une heure ou deux, je ne sais pas. Je me suis réveillée plusieurs heures plus tard, et il était là, penché au-dessus de moi, à me sourire.

Je ne l’ai pas revu depuis, et pourtant je parle de lui presque chaque jour.
Mais on a rendez-vous le 20 avril.
Juste histoire de savoir ce que cette histoire m’aura laissé comme souvenirs.

Parce que bon, maintenant qu’il m’a enlevé la vésicule, mon chirurgien, on va peut-être se dire adieu, non ?



* Va pas croire des choses, toi, c’est la douche à la Bétadine avant l’opération qui me faisait sentir bizarre. Sinon, je n’émets aucune odeur corporelle. C’est ça, les princesses.

lundi 24 novembre 2008

Arrêtons de nous lamenter (mais juste un petit dernier pour la route, alors)

Bon, aujourd’hui, je vous avertis tout de suite, j’ai pas le moral.
Comme ça c’est clair.
On va pas en faire un plat, mais j’aimerais bien que ça passe, quand même.
Parce que ça va bien cinq minutes, les conneries, mais moi à un moment donné, j’ai une vie à mener, hein.

Je ne pensais pas tomber amoureuse comme ça. Je croyais que je pourrai gérer ça. Tu parles, je gère rien du tout, en fait.
Alors oui, c’est vrai, c’est extraordinaire. C’est exceptionnel. C’est merveilleux.
Il est tout ce dont je rêve. Il a toutes les qualités que je recherche. Il a suffisamment de défauts pour que je ne culpabilise pas trop de ne pas être parfaite moi non plus.
Et en plus il m’aime.
Et aujourd’hui j’ai envie qu’il souffre. J’ai envie qu’il ait mal comme moi j’ai mal.
(Ça va, hein, j’en suis pas fière, non plus)

Comme moi, je voudrais qu’il souffre parce qu’on ne peut se voir qu’en prenant rendez-vous, ce qui interdit toute spontanéité, toute envie subite, toute improvisation.
Comme moi, je voudrais qu’il souffre parce que je m’endors dans les bras d’un autre. Cet autre qui me connaît si bien, qui m’aime, et qui ne m’a jamais abandonnée.
Comme moi, je voudrais qu’il souffre parce que penser à l’avenir nous est interdit. Et que comme moi, il ait envie d'y penser quand même, malgré tout.

Je voudrais qu’il ait mal pour ne plus avoir l’impression d’être la seule.
Je sais, c’est moche. Humain, certainement, mais quand même bien moche.
Du coup, en plus, je m’en veux.

Je vous avais prévenus, aujourd’hui, vraiment, je suis affreuse.
Je vais retourner me cacher dans mon bureau, et attendre que l’orage soit passé.

En attendant, je vais vous conseiller d’aller voir « Two lovers » au cinéma. Ok, ça m’a bien ruiné le moral (mais qu’est-ce qui m’a pris d’aller voir ça juste après une soirée avec Mickey les Yeux Bleus ?), mais à part ça c’est un sacré film.

vendredi 8 août 2008

Bon, ben voilà, ça, c'est fait...


Bon, en ce moment, faut bien reconnaître, je suis monomaniaque : je n’arrive pas à penser à autre chose qu’à cette histoire avec… tiens, comment je pourrais l’appeler ? L’homme des Vosges ? (non, trop rural) L’homme-qui-aime-les-rayures ? (non, un peu long) Dexter ? ah oui, ça c’est pas mal… faut connaître le dessin animé Hamtaro, et c’est là qu’on se rend compte que ma culture est quand même super bas de gamme, mais je dois reconnaître qu’il y a une certaine ressemblance…. Ah ben, je vous l’avais dit, que c’était pas Brad Pitt, hein.

Bon, bref, disons que Dexter et moi sommes passés à un niveau supérieur d’intimité, si vous voyez ce que je veux dire (et vous voyez très bien ce que je veux dire… sauf toi là bas au fond, mais ça m’étonne pas, va…)

En même temps, je sais qu’en racontant ça je m’expose à des commentaires fort peu élogieux de la part des (rares) personnes qui passent sur ce blog. Blog qui, à l’origine, (et je le signale juste en passant, ne vous sentez pas visés, hein, les 3 qui passent ici) devait seulement me permettre de raconter un peu ma laïfe sans pour autant être obligée de me farcir d’écrire un journal intime, qui en plus pourrait être trouvé par des mains étrangères et néanmoins non autorisées…
Vous me direz, ici c’est pareil, je prend le risque d’être lue par quelqu’un qui me connaît… en même temps, ce serait vraiment pas de bol, hein… je connais pas des masses de gens, et sur les millions de lecteurs de blog, il faudrait que ça tombe sur moi d’être lue par quelqu’un de mon entourage ?
Ouais, non, en fait je suis dingue, j’ai aucune conscience du danger…

Oui, donc, je disais, avant d’être grossièrement interrompue par moi-même, ben ouala, quoi, ça y est, c’est fait… que d’enthousiasme, me direz-vous… nan mais je suis pas du genre à frétiller de joie comme un petit animal devant son susucre, faut pas vous attendre à ça…
En fait, le passage à l’acte pose plus de questions qu’il n’en résout.
Passque bon, moi je pensais qu’une fois que ce serait fait (oui, là, j’avoue, j’avais assez peu de doutes sur le fait que ça se ferait un jour ou l’autre, hein) eh ben… on serait contents tous les deux (enfin lui, chais pas, en même temps c’est un peu moins important que moi, non ?), et puis on reprendrait nos vies tranquilles chacun de notre côté.


Mais qu’est-ce que je raconte ?
Ouais, bien sûr, à qui je veux faire croire ça ?

Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d’alu, aussi… Pfff, bien sûr que je savais que j’aurais envie de plus que ça…
Bien sûr que je le savais que de partager un moment avec lui me donnerait envie d’en partager d’autres…
Et bien sûr que je le savais que je serai complètement à l’ouest, après…
Ceci dit, je dois honnêtement avouer que je ne m’attendais pas à ce que ce soit si bien… Il a des ressources cachées, ce jeune homme, on dirait pas comme ça…

Donc.
Voilà.
Bravo, hein.
Résultat des courses : je sens que je vais morfler, et grave en plus. Je le vois arriver, c’est gros comme une maison, et je fais semblant de ne pas m’en apercevoir (mais c’est une ruse… qui marche pas, ok)
Je vais bien en baver pour me remettre de ça, quand il sera clair qu’on ne peut absolument pas continuer…
Parce que c’est clair.
Très clair, même.
Y’a aucune chance.
No way.
Rien.
Nada.

Merde.

lundi 28 avril 2008

Vanille n'est pas sortable


Samedi j'ai fait des courses à Champion. Ouais, vous allez me dire, j'ai une vie passionante, je sais, je sais.

Donc, je disais que j'ai fait des courses à Champion.
D'habitude je vais pas au supermarché le samedi, y'a plein de monde, ça m'énerve (et pis j'aime pas les gens, je l'ai déjà dit, ça, faut suivre un peu !).

Mais là j'ai commencé un régime. Oui, il était temps, je suis vraiment qu'une grosse baleine échouée.

Pis en plus fin juin je vais au mariage du fils de la femme de mon père (je vous ai pas encore parlé de ma famille, ça viendra mais là c'est pas le moment), et je voudrais bien rentrer dans ce superbe ensemble que j'ai payé une fortune l'année dernière et que j'ai JAMAIS pu mettre pour cause de 10 kilos dans la face (et ailleurs, hein) comme qui rigole.

Et pis en plus au mariage y'aura mon ex d'il y a vachement longtemps qui m'a un peu traitée comme une merde. Alors j'ai pas envie de remettre le couvert (ça va pas la tête, un mec qui était capable de me dire "tourne-toi chérie, c'est l'heure du coup franc!", oui je sais j'aurais du l'achever direct), mais je voudrais quand même être plus belle que la grosse blonde qu'il a épousée (et avec qui il faisait du sexe même quand on était encore ensemble, j'en suis presque sûre)

Bref.

Ma coach (ah oui, régime, mais avec coach, sinon toute seule je considère qu'un camembert et une demi-baguette, ben quoi c'est équilibré, non? c'est plein de calcium le fromage !), elle me fait cuisiner des trucs tous les jours et donc samedi il me manquait du fromage blanc à 0%, d'où virée Champion.

J'arrive sur le parking, c'est blindé, bien sûr, des voitures dans tous les sens et des vieux, oh my god, des vieux PARTOUT
J'avise une place.
Manque de bol, la place à côté, y'a un vieux qui manoeuvre, et vas-y que j'avance, et vas-y que je recule (comment veux-tu.... oula, c'est pas de mon niveau, ça). Donc je crie que "c'est pas vrai ces vieux, non mais c'est pourtant pas compliqué de se garer en une fois, tiens je te montre"

Ah ben ça je lui ai bien montré, hein.

J'enquille ma voiture dans une autre place, et là je sens comme une résistance au niveau de mon pare-choc.

Tu m'étonnes, John.

J'avais peut-être surestimé la capacité de braquage de mon auto, dis donc.

Du coup la voiture d'à côté elle a pas trop aimé.

Et bien sûr, le propriétaire de ladite voiture (pour préciser c'était genre une R21 hors d'âge vert bouteille, bon c'était pas une grande perte pour l'humanité c'te bagnole quand même) arrive juste à ce moment-là.

Donc je me confonds en excuses, je me fais engueuler, je fais mes yeux humides de grande fille gentille mais dépassée, il se calme un peu, je propose de faire un constat, il me dit que c'est pas la peine, je propose de payer la réparation, il me dit que ça va, c'est rien, il va réparer lui-même, c'est qu'une rayure et dans une semaine y'aura plus rien.

Comme quoi finalement ça sert d'avoir une tête de première de la classe. Et de savoir mouiller ses yeux sur commande.

Comme je vois que ça vous inquiète, ma voiture n'a rien, merci.

Sinon, j'ai perdu 1 kilo en 5 jours. C'est bien.

Bien le bonjour à votre indice de masse corporelle (non, je vous dirai pas le mien, c'est intime ces trucs-là, ho !)

jeudi 3 avril 2008

J'aime pas les gens

Ben ouais, c'est vrai, c'est pas ma faute, moi j'aime pas les gens. Mais j'ai beau le dire, personne me croit. Tout ça parce que j'ai l'air d'une gentille fille, bien souriante et bien polie. Des fois j'en ai un peu marre d'avoir un physique de première de la classe.


J'aime pas les gens, je ne sais pas si c'est vraiment ça, mais moi c'est comme ça que je le ressens.


Bien sûr, il y a des gens que j'aime, ma famille (en fait mes parents, parce que au-delà, je ne les aime pas vraiment), mes amis, mon homme, mes chats (oui, ce sont des personnes, j'assume). Mais à part ça, j'ai du mal à parler aux autres. C'est pas de la timidité, j'ai le contact facile, je sais mettre les gens à l'aise, c'est plutôt que je n'ai rien à leur dire. Ils m'indiffèrent.


Pour vous, ce n'est peut-être rien de tailler une bavette à la boulangère ou de papoter chez le coiffeur, ou de saluer les voisins, mais pour moi c'est toujours une corvée. Vous n'imaginez pas les simagrées que je fais pour na pas avoir à parler à ma voisine. Pourtant elle est super gentille, elle garde les chats pendant les vacances, elle est pas chiante, pas saoulante, mais c'est plus fort que moi, j'ai pas envie.


Ma mère m'a donné un bouquin qui m'explique que je suis atteinte d'un genre de phobie sociale: ne pas vouloir parler aux gens parce qu'on pense qu'on n'a rien à leur dire. Ah mais moi je suis SURE que je n'ai rien à leur dire, bon sang !


Et le plus drôle, c'est que je fais un métier où je suis sans arrêt en train de parler à des gens. Mais là c'est différent, j'ai des choses à leur dire, alors ça va.


Alors pour compenser, parce que je ne sais jamais quoi dire, j'en viens à raconter des trucs sur moi. Et souvent je le regrette.


Au boulot, c'est une mauvaise idée, sous prétexte de rire un peu, de raconter certaines choses. C'est pourtant pas des choses ni très graves, ni très importantes, mais du coup vos collègues ont l'impression de vous connaître (même s'ils se fourrent le doigt dans l'oeil), et du coup ils se permettent certaines réflexions qui commencent à sérieusement me gonfler.


Mais là on tombe dans un autre problème, qui est: comment faire comprendre à des gens qui pensent qu'il suffit de cotoyer une personne pendant 3 mois pour la connaître parfaitement qu'ils se gourrent complètement ? Et comment rattraper une image de soi qu'on a donnée et qui ne nous correspond pas ?


Bon tout ça c'est bien beau, mais la psychologie de comptoir ça va bien 5 minutes, hein.


Allez, bien le bonjour dans votre centre des émotions (le mien l'est tout chamboulé, c'est malin, tiens)

lundi 25 février 2008

J'voudrais bien... mais j'peux point...

ça c'est ce que m'a chanté mon joli ex-collègue vendredi soir, et je dois avouer que j'ai un peu de mal à l'encaisser.

Je vous fais le topo: on est vendredi, il est tard dans la nuit (en fait on est plutôt samedi matin, hein), nous avons passé une très bonne soirée avec mes ex-collègues et néanmoins amis, ti punch, resto, bar sympa, on se retrouve chez chez la Blondasse, on se cherche gentiment, tout va bien quoi...

Et là, je fais une allusion (mais discrètement hein, je suis pas une brute non plus) sur un éventuel mélange de langues de lui et moi... Et là, tout ce qu'il trouve à me dire c'est "ah ben tu comprends, en ce moment ma vie, c'est compliqué, C'EST PAS L'ENVIE QUI ME MANQUE, mais bon je peux pas"...

Bon, je me suis pris un vent, c'est pas la fin du monde, on est d'accord, mais c'est la manière de faire qui me laisse perplexe. Faut croire qu'une nouvelle coupe de cheveux ne fait pas tout...
Et puis finalement ce n'est pas une mauvaise chose parce que ma vie à moi est un peu compliquée aussi.

Mais bon quand même, il m'a dit non.

Merde.

Bien le bonjour dans votre vie sentimentale (j'espère qu'elle va mieux que la mienne)

jeudi 14 février 2008

OH..........MON..........DIEU

Beh voilà je me doutais que ça arriverait, depuis le temps que je me fais des films dans ma tête à moi...

Cette nuit, j'ai rêvé que mon directeur m'embrassait sur le parking du boulot.
En fait, voyez-vous, tout est de la faute du cheval. SI.

Je sors du cravail, un peu tard, la nuit tombe (ok la nuit tombe tôt dans la vallée, mais quand même) et là, ben y'a une fête foraine sur le parking, avec plein de gamins qui courent partout. Et pis y'a aussi un tut pitit, tut pitit cheval. Mais moi j'ai peur des chevaux (et des araignées mais ça n'a rien à voir) (et aussi un peu des gamins mais passons), alors je crie un peu, et je recule tute apeurée. Et là y'a mon beau directeur qui me reçoit dans ses bras et me protège du méssant cheval. Alors pour le remercier, moi, gentille et pas farouche je lui mets ma langue dans sa bouche et on se mélange avec joie et allégresse.

Y'a juste un truc que j'ai pas compris, c'est quand il m'a dit "ok, mais ma chemise ne doit pas sortir de mon pantalon", là j'avoue c'est un mystère.


Je sais bien, c'est cliché à mort, et totalement stupide comme rêve, mais depuis ce matin, c'est fou comme je l'ai croisé souvent, mon directeur. Par un pur hasard, bien entendu. J'ai aussi tenté l'oeillade glamour dans les escaliers mais là moi je dis halte, trop dangereux, à pas grand chose près je me retrouvais la gueule explosée en bas, j'aurais eu l'air maline dans l'ambulance "z'ai rêvé de vous Moffieur le Directeur".



Beh ouala, une vie trépidante que j'ai, y'a pas à dire...


Sinon, je sais on pourrait croire que c'est abandonné ici, mais vous voyez bien que non.



Bien le bonjour dans vos rêves,